Une nouvelle censure se propage sur les réseaux sociaux. Et c’est préoccupant!


«Inciter les plateformes à modifier leurs algorithmes ou à invisibiliser un utilisateur fautif». C'est ce que propose, noir sur blanc, un rapport sénatorial publié le 8 juillet pour lutter contre les «ingérences intérieures» en matière d'information. Un concept aussi flou que lourd de conséquences, qui concerne également les médias basés en Suisse. J’ai décortiqué ce texte, qui éclaire des mécanismes que nous soupçonnons subir sur nos propres contenus vidéo depuis plusieurs mois.
Sommaire
L’étau se resserre sur la liberté d’expression en ligne. Le 8 juillet dernier, le Sénat français a publié un rapport proposant divers moyens de «réguler l’information dans l’espace numérique». Le texte, ainsi que la conférence de presse l’accompagnant, ont fait du bruit dans l’écosystème des médias dits «alternatifs», auquel appartient Antithèse & Bon pour la tête. Laurent Lafon, le président de la commission qui a produit le rapport, a mentionné la nécessité de lutter contre les «ingérences intérieures», par opposition à celles provenant de l’étranger. Tollé immédiat sur la toile qui y a vu, assez légitimement, une volonté de contrôler le débat démocratique. Et la Suisse est également concernée (voir encadré).
J’ai pris le temps de lire ce rapport. Disons-le d’emblée: ce qui s’y trouve est très préoccupant, mais aussi très révélateur des mécanismes d’invisibilisation des contenus que nous observons sur nos vidéos depuis novembre 2025. C’est la grande qualité de ce texte sénatorial: tout y est exprimé clairement.
D’abord le constat, indéniable. Les habitudes de consommation de l’actualité ont changé. Un nombre croissant d’individus s’informent sur les plateformes numériques, qui captent aussi une part croissante des revenus publicitaires. Ces tendances ne sont pas nouvelles, mais elles suscitent des réactions de la part des pouvoirs. Car ces plateformes ont, malgré toutes leurs dérives, offert des espaces de liberté aux voix discordantes, aux analyses remettant en question les discours officiels. Leur poids dans les élections présidentielles américaines de 2024 a été prédominant. Et c’est précisément ce qui inquiète l’Etat français en amont des échéances électorales de 2027.




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