Le référent à l’intégrité de Santé publique France démissionne après avoir omis ses liens avec Pfizer

La rédaction · 5 octobre 2026 à 16:12 · 1 min de lecture

Chargé de veiller à l’intégrité scientifique et de conseiller Santé publique France dans sa lutte contre la désinformation, Hervé Maisonneuve a démissionné. En cause : des rémunérations versées par Pfizer à sa société entre 2021 et 2023 qui n’apparaissaient pas dans ses déclarations publiques d’intérêts.

Nommé en mars 2026 pour trois ans, Hervé Maisonneuve occupait une fonction particulièrement sensible: la vigilance, la prévention et le traitement des manquements à l’intégrité scientifique. Il conseillait également l’agence sur sa stratégie contre la désinformation et la mésinformation.

Or, Le Monde a révélé en septembre que ses déclarations publiques d’intérêts ne précisaient pas les rémunérations versées par Pfizer à sa société H2MW entre 2021 et 2023. Maisonneuve reconnaît 98’875 euros hors taxes, pour des travaux de rédaction scientifique portant sur deux maladies rares, et précise qu’ils ne concernaient ni le Covid-19 ni les vaccins. Il qualifie l’omission de « négligence » et a depuis actualisé sa déclaration.

Santé publique France a estimé que « les conditions ne sont plus réunies » pour qu’il exerce sa fonction. Sa démission a été acceptée. La ministre de la Santé a parallèlement demandé à l’agence une « analyse approfondie » de ses procédures de déclaration, de contrôle et de gestion des liens et conflits d’intérêts.

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