En France, l’inauguration officielle d’un mémorial aux résistantes soviétiques annulée

La rédaction · 29 septembre 2026 à 08:30 · 1 min de lecture

La cérémonie officielle prévue le 27 septembre à Thil, en Meurthe-et-Moselle, pour un mémorial consacré aux résistantes soviétiques de la Seconde Guerre mondiale a été annulée. Des diplomates russes et biélorusses ont néanmoins participé à une cérémonie autour du monument le 26 septembre, selon l’agence russe TASS et des sources françaises.

Baptisé « Rodina » (« Patrie »), le mémorial rend hommage à un groupe de femmes soviétiques déportées pour le travail forcé dans le secteur de Thil-Errouville. Dans la nuit du 8 au 9 mai 1944, 37 d’entre elles se sont évadées avant de rejoindre la Résistance française et de constituer un détachement féminin également appelé Rodina.

L’annulation de la cérémonie officielle est intervenue après des protestations de la diaspora ukrainienne de Lorraine et de l’ambassade d’Ukraine en France contre la présence annoncée de représentants officiels russes et biélorusses. Violeta Moskalu, présidente de l’association Échanges Lorraine Ukraine et de la Global Ukraine Foundation, a notamment dénoncé une « récupération politique » et indiqué que la communauté ukrainienne « ne laissera pas passer », annonçant vouloir déposer plainte.

Le secteur de Thil abritait pendant la guerre un Kommando dépendant du camp de concentration de Natzweiler-Struthof. À proximité, des travailleurs forcés soviétiques étaient notamment détenus à Errouville. Parmi les responsables du groupe Rodina figuraient Nadejda Lisovets et Rozalia Fridzon, qui ont ensuite reçu le grade de lieutenant des Forces françaises de l’intérieur.

Malgré l’annulation de l’inauguration officielle, une cérémonie s’est tenue le 26 septembre en présence de diplomates russes et biélorusses ainsi que de familles de résistants.

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