Annalena Baerbock, l’écologiste pro-guerre est nommée professeure à Columbia

La rédaction · 7 octobre 2026 à 16:26 · 2 min de lecture

Après la diplomatie et les Nations unies, Annalena Baerbock se tourne vers l’enseignement. L’ancienne ministre allemande des Affaires étrangères et ex-présidente de l’Assemblée générale de l’ONU rejoint cet automne la prestigieuse Columbia University, à New York, comme « Professor of Professional Practice ». Elle y codirigera également le Master of Public Administration in Global Leadership et donnera trois nouveaux cours dans ses domaines d’expertise.

Cette nomination intervient après une carrière politique marquée par plusieurs déclarations ayant suscité moqueries ou controverses. En février 2023, Annalena Baerbock, alors ministre allemande des affaires étrangères, avait déclaré que Vladimir Poutine pouvait changer sa politique de « 360 degrés », au lieu de 180. Elle avait également évoqué une Europe comptant « 1,3 milliard » d’habitants et, dans une autre intervention, parlé de pays situés à « des centaines de milliers de kilomètres ».

Annalena Baerbock. Photo: Stephan Röhl

Mais le parcours de cette ancienne dirigeante des Verts allemands soulève aussi une autre interrogation. Ministre des Affaires étrangères au moment de la guerre en Ukraine, Annalena Baerbock a défendu avec constance la livraison d’armes à Kiev, y compris d’armes lourdes, ainsi que le renforcement des capacités militaires européennes. Elle estimait que ces livraisons permettaient à l’Ukraine de se défendre et contribuaient à sauver des vies.

Une posture qui peut sembler paradoxale pour une responsable issue d’un parti écologiste : indépendamment des justifications géopolitiques avancées, la guerre entraîne destructions d’infrastructures, pollutions, consommation massive de ressources et dégâts durables sur les écosystèmes. De quoi poser une question plus large : comment l’écologie politique européenne articule-t-elle désormais ses ambitions environnementales avec son soutien croissant au réarmement ?

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